2016/04/28

Pas formée

Ni pour faire la guerre.
Ni pour répondre à des ordres hurlées et sans place à la conciliation.
Ni pour être mise à la main de quelqu'un d'autre.

Ni pour communiquer dans l'adversité.
Ni pour me foutre des conséquences de mes gestes.
Ni, et c'est quand même un peu plus malheureux, me tenir debout quand le mauvais temps gronde.

Un échec au test de classement.

Je n'obtiendrai jamais mon diplôme de fière-à-bras, sauf dans la catégorie "mettre la merde" où, semble-t-il, j'excelle.

2016/02/05

Sincèrement

De la colère, de l'incompréhension, de la peine, tellement de peine.

Je lui en veux.

Déchirée entre le besoin de me battre contre les moulins à vent et celui de battre en retraite.

Je lui en veux.

Je suis coincée. Prise dans un torrent d'émotions violentes qui secouent, blessent et abîment.

Je lui en veux.

Comme un kamikaze aveugle, une bombe à retardement imprévisible qui peut éclater d'un moment à l'autre.

Je lui en veux.

Pour ce qu'il a dit, pour ce qu'il avait dans les yeux, pour ce qu'il a fait.

Je lui en veux tellement.

Parce que trop fier pour accepter de l'aide, trop orgueilleux pour s'excuser, trop convaincu pour reconnaître.

Je lui en veux.

En même temps, si tout devait s'arrêter au moment où je lui en voudrais encore trop pour avoir tenter de tendre une main, jamais je ne me le pardonnerais.

Je lui en veux profondément, mais je l'aime quand même.

2014/11/27

Dilemme impossible

Deux conditions à mon bonheur:
1- Être...
2- Avoir...

Deux petits mots tellement lourds de sens, de conséquences.

Il semble malheureusement que les deux options ne soient pas compatibles.

Pourtant, il m'est impensable de songer ne serait-ce qu'une seconde de devoir choisir.

"Être..." signifie visiblement ne pas "Avoir...".

Ne pas "Être..." n'est pas non plus synonyme de "Avoir...". Et le pire dans cette option serait de ne même plus "Être..."!

En bout de ligne, ce n'est pas une décision. Encore moins un acte de bravoure, comme certains le qualifient. C'est un deuil interminable accompagné du réconfort d' "Être...".

Et malgré que j'évolue en connaissance de cause, il y aura toujours une partie de moi qui désirera "Avoir...". Toujours.

2013/09/12

Une bonne nouvelle...

C'est une bonne nouvelle. Je ne dis pas le contraire et souhaite tout plein de bonheur.

Mais au-delà de ça, il y a un vague de jalousie pure et dure, un vent de tristesse à écorner les boeufs et un arrière-goût d'injustice tout-à-fait incontrôlables.

La partie civilisée en moi est contente; qui ne le serait pas. L'autre partie, celle qui ne s'occupe pas du politiquement correct, celle qui est pleinement honnête et sincère, hé bien celle-là est défaite, presqu'en colère. Non, pas presque. En colère contre la vie.

Heureusement, dans la vie, je suis habituellement civilisée. Je garderai le sourire.

2013/03/30

Le soleil et le vent

Ça ne vient pas de moi... je plagie dans l'espoir que le message finisse pas être entendu.

Le soleil et le vent se disputaient. Chacun d'eux se disait le plus fort. Voyant que leurs arguments respectifs ne leur permettaient pas de convaincre l'autre, ils ont décidé de lâcher les mots pour aller vers une vraie compétition.

Un homme passait, un blouson sur le dos. Le soleil et le vent s'entendirent pour que celui qui réussirait à faire retirer le blouson à l'homme serait clairement le plus fort.

Le premier à essayer fut le vent. Il souffla, d'abord doucement, puis, n'obtenant pas l'effet escompté, il souffla plus fort, toujours plus fort, dans un bruit assourdissant. L'homme resserra son blouson autour de lui.

Le soleil prit la relève. Il ne dit pas un mot, se contentant de chatouiller tendrement la peau de l'homme avec ses doux rayons. Il ne se choqua pas, il resta simplement là. Et l'homme retira son manteau.

Rien de sert de crier et d'imposer par la force, les vrais changements demandent du temps, de la confiance et de l'amour.

Fin de l'histoire.

2012/04/21

Dans la marge

Préoccupée, occupée, bref, pas là.
Pas là depuis un certain temps.
Pas là depuis assez longtemps pour se sentir dans la marge.

Pas là depuis trop longtemps pour se sentir désirée.
Pas là, puis plus nécessaire.
Pas là et c'est normal.

Dans la marge, comme une note, un rappel.
Tellement petit dans le corps du texte qu'il faut mettre l'accent dans la marge pour s'en rappeler et le retrouver.
Dans la marge et probablement entre parenthèse; un rajout hypothétique.

Le désir d'être là, l'incompétence de savoir comment revenir.
L'impression de déranger, de ne plus être nécessaire puisqu'absent depuis longtemps.
Le déchirement entre les obligations et le plaisir.
La volonté de laisser aux autres le plaisir simple...

Dans la marge et pas assez de confiance pour en sortir.
La peur entre les lignes, l'angoisse du nouveau chapitre.
Annotation en zone blanche, vide.

2012/03/10

Piège à con

Le plus beau, le plus grand et le plus efficace piège à con présent dans ma vie est sans contredit le classique "Qu'est-ce que t'as?".

Si je ne réponds pas, c'est la catastrophe.

Si je réponds, c'est pire, car la réponse est mauvaise pour une ou tout plein de raisons. Ou bien le ton n'est pas adéquat, ou bien les mots ne sont pas les bons, ou bien je ne regarde pas au bon endroit, ou bien je souris trop ou pas assez. Peu importe, j'ai tort, c'est la seule constante.

Dans un cas comme dans l'autre, l'inévitable se produit. La cavalerie des toujours et des jamais rapplique et l'expression d'une simple émotion devient le point de départ d'un nouvel Hiroshima.

Si je quitte, je suis remplie de mauvaise volonté. Si l'autre quitte, il a du jugement parce que lui, il ne perdra pas son temps. C'est de toute beauté.

Quel beau piège à con.